Bas les masques !

Ca fait mal à m’en crever les yeux. Littéralement. Je les sens, ces putains de larmes, juste là au bord des joues. Tu vois ce piquotement annonciateur, ce frémissement dans le haut du nez, ce tremblement de la paupière ? Je sens tout ça qui monte… Puis rien.

Des poings qui se serrent, des bras qui tremblent, la gorge qui se noue, et l’envie incommensurable de simplement chialer, du plus profond de cette putain d’âme. Puis rien.

Juste le néant, un vide émotionnel atroce qui ingurgite tout et te recrache un sentiment amer de sensation à peine croquée…

Alors ouais, je fais le beau, le mec sûr de lui qui vis sa vie déterminé… Les gens voient un sourire, une assurance, et de la confiance qui déborde. Toutes ces personnes voient des diplômes, des examens réussis, une carrière qui se construit… Et personne ne voit les tremblements, les angoisses, les crises de panique et les migraines à répétition. Personne ne voit jamais derrière le masque, la façade lisse et sobre d’un mec ordinaire qui vit sa vie de façon lambda…

La vérité c’est que sans toi, la vie je la subis de plein fouet. Pas comme un joli cadeau ou une aventure tendre et agréable, mais plus comme une punition sordide qu’on répète sadiquement.

La réalité de mon monde, c’est que seul face au miroir, je me regarde droit dans les yeux et je me félicite d’avoir réussi à rater ma vie à même pas trente ans.

Ma réalité, c’est que je vis dans un noir total et que toi tu n’es pas seulement ma lumière, mais toutes les couleurs de mon univers.

Ma vie à moi, c’est de m’arracher du lit le matin, de me tourner vers toi, et de me dire que j’ai une raison de me lever. C’est de m’habiller à la va vite, d’enfiler mon masque, de prendre ma bagnole, et d’aller m’enfermer dans un pièce aux murs blancs, derrière un écran, à vendre mon temps simplement parce que c’est le minimum que je puisse faire… Le rare truc que je sache faire. Mes journées c’est de rentrer le coeur impatient et les bras languissants de te retrouver… Toi, ton sourire, tes mots, tes rires… Toi, tes larmes, tes cris, ta vie… Toi, ma lumière, ma seule et unique raison d’exister, littéralement.

Je ne me plains pas, loin de là. Je ne suis pas malheureux de mon sort et je ne vis pas par procuration. J’ai la chance d’avoir trouvé ma vocation, mon bonheur le plus total, ce qui donne un sens à mes jours. Ca peut paraître stupide, futile ou trop facile… Ca peut paraître bête, lâche ou tout ce que tu voudras. La réalité c’est que ma joie à moi c’est de te voir heureuse, quoi qu’il en coûte.

Alors avec toute la niaiserie que ça laisse entrevoir, je m’en fous et je l’assume. Mon monde, c’est toi.

Bas les masques !

Hypocrisie ou idiotie ?

Un peu de pouvoir : voilà simplement l’illusion à donner à tous ces blaireaux pour qu’ils sourient et donnent la patte.

Encore une réunion terminée où se sont enfermés dans une même pièce une dizaine de pions qui ont eu l’impression de faire avancer leur entreprise. Chacun partageant avec ses semblables son incompréhension dissimulée d’à peu près tout ce qu’il touche… Rapportant la moitié d’un message qu’il ne comprend pas, inventant un simili de réponse à une question pas plus intelligente… Mais tout ça avec le sourire bien sûr. Non pas parce que le rassemblement de pseudo cerveaux est intéressant, mais parce que l’invitation est sélective. Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir participer à cet échange inutile, cela prouve bien que les heureux élus ont quelque chose en plus…

Une illusion de pouvoir.

La réalité c’est qu’ils ne dirigent rien. Ils ne contrôlent pas plus ceux qui travaillent pour eux que ceux qui les font travailler. Ces gens du milieu perdus dans l’organigramme de l’inutilité… Un peu trop haut pour réellement produire quoi que ce soit, un peu trop bas pour prendre une quelconque décision. Alors ils passent des messages… Disent à ceux du haut ce qu’ils comprennent de ceux du bas ; puis expliquent comme ils le peuvent à ceux du bas ce que ceux du haut attendent d’eux. Le constat est choc : ils ne servent finalement à rien. Mais ils ont un titre. Et le titre, c’est le constat chic : je ne sers à rien, mais je suis. Prends ça dans les dents Descartes. Pas besoin de penser quand tu peux simplement appliquer les règles, et répéter ce qu’on t’a demandé de dire. On ne t’en voudra même pas si tu n’as pas compris.

Alors les moutons… Comment fait-on pour être heureux quand on a un titre mais pas de fond ?

Cette question me taraude souvent… Et j’avoue qu’il m’est difficile de savoir ce qu’il peut se passer dans la tête de toutes ces marionnettes à cravate. Le bonheur est-il envisageable pour ces gens qui piétinnent chaque matin leur dignité ? La joie existe-t-elle dans le monde de l’illusion ? Et si finalement la réponse était dans la question ? De la même façon qu’il est inutile de donner une once de pouvoir à quiconque ayant l’illusion d’en avoir, n’est-il pas suffisant que les gens aient l’illusion d’être heureux plutôt que de l’être ? N’est-il pas plus facile de simplement flatter légèrement l’ego de nos chers pantins pour qu’ils se sentent grands, et oublient de regarder dans un miroir ce qu’ils sont vraiment ? Ne sont-ils pas finalement habitués à ça depuis leur plus tendre enfance grâce au merveilleux monde de l’éducation et de l’école ?

Et dire que des putains de milliers de gens vivent comme ça sans broncher…

Alors : hypocrisie ou idiotie ?

Hypocrisie ou idiotie ?

Poupées binaires.

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011011110110001101101001011001010111010001111001.

J’imagine que c’est ce qu’il se passe dans la tête des marionnettes de ma planète. Enchevêtrement de raisonnements binaires : untel est bon, unetelle est digne de confiance, gauche, droite, bonheur, malheur… Comme si finalement tout se résumait en des choix définitifs et obligatoires entre 2 données opposées. Comme si le refus d’une notion impliquait l’adoration de son contraire…

Manipulation des plus basiques qui finalement entraîne la chute de la masse : si tu n’aimes pas le 1, adore le 0. Si tu rejettes le 0, tu seras jugé pour asservisision au 1. Remplacez ça par n’importe quelle mot clé que vous entendrez lors de votre prochain journal télévisé… Et vous aurez la soupe immonde qui nous est servie chaque jour. Celle dont les pantins raffolent.

Saupoudrez tout ça d’une bonne dose de jugement, de peur et d’incompréhension de l’autre, et vous obtenez une superbe petite armée d’aliénés, tous prêts à avaler les conneries qu’on leur vend. Brel disait que la méchanceté n’est que le reflet de la bêtise, qui elle même est fille de paresse. Et si la bêtise n’était que fille illégitime de paresse et de faiblesse ? Et si la masse n’était qu’une victime asservie laissant échapper d’un soupir un : « fais ce que tu veux, mais fais le vite » ?

Et si tous ces moutons préféraient simplement courir vers le loup de peur  qu’il les rattrape ? Avoir l’illusion d’un contrôle de leur monde puisque c’est eux qui courent au suicide et non la mort qui les talonne. Vite pantin servile, raccroche tes ficelles avant de devenir libre, il serait tellement dommage de devoir user ce libre arbitre dont on t’avait fait cadeau il y a bien longtemps…

J’avais l’espoir que les hommes soient un peu plus que du binaire… Que le monde soit un peu plus qu’un programme. Que la société soit un peu plus qu’un conglomérat d’abrutis. Mais ça devient de plus en plus dur…

Mais je ne tomberai pas dans la facilité du désespoir. Parce que je pense qu’il y a plus que des 0 et des 1.

Poupées binaires.

Ô rage, ô désespoir.

Est-ce la vieillesse ennemie d’un monde archaïque, ou la fougue d’une jeunesse rebelle, qui mine méthodiquement les routes que je traverse ? A dire vrai, je ne sais pas.

Je me demande souvent ce que voient les gens normaux. Quelle est leur perception du monde ?

Est-ce que pour eux également, croiser un panneau de publicité c’est vomir les lobbies qui contrôlent les esprits, et manipulent les masses ? Est-ce qu’ils ont également la nausée lorsqu’ils entendent tous ces slogans abrutissants alliénant les consciences? Est-ce qu’ils voient le mensonge dans toutes ces promotions éhontées de médicaments, de nourriture à foison, et de consommation excessive ? Est-ce que les gens voient l’hypocrisie derrière les bandeaux qui signalent que l’abus d’alcool est dangereux, alors qu’ils sont apposés sur une vidéo de 45 secondes qui en vante les mérites sociaux ?

Est-ce que les gens se sentent rassurés quand on leur dit qu’il y aura plus de militaires et de policiers armés dans les rues, et qu’ils seront protégés ? Est-ce que personne n’a peur quand il reconnaît sous l’uniforme, la main sur un revolver chargé, le cancre du fond de la classe qui a raté sa scolarité ? Est-ce que personne n’est interpellé par les chiffres témoignant du taux de racisme chez ces personnes à qui l’on octroie silencieusement les pleins pouvoirs ? Est-ce que personne ne s’interroge sur leur rapport à la mysoginie ? A l’homophobie ?

Est-ce que les gens sont contents d’avoir l’illusion de choisir qui les dirigera et de quelle façon ? Est-ce qu’ils ont conscience même que la notion basique d’être « dirigé » est intrinsèquement opposée à la notion de liberté qui paraît-il est la devise de leur patrie ? Est-ce que les gens s’intéressent au fait que leurs droits et leurs devoirs sont décidés par une poignée d’élites qui ne les appliqueront jamais sur eux-mêmes ?

Est-ce que les gens voient l’échec du monde quand ils passent la porte d’un supermarché ? Est-ce qu’ils voient la décadence d’une ère, illustrée par les amoncellements de nourriture qui sera de toute façon gaspillée ? Est-ce qu’ils voient la mort et la souffrance qui hante leurs barquettes de jambon ?

Est-ce que les gens sont fiers de notre époque lorsqu’ils allument la radio, ou leur télévision ? Est-ce qu’ils apprécient sincèrement toute cette médiocrité à peine dissimulée ? Tous ces pseudo-artistes préfabriqués qui mourront dans l’oubli avant même d’avoir terminé leurs tournées ? Est-ce que les gens ne craignent pas ce retour à l’obscurantisme quand on voit la décroissance inquiétante du niveau scolaire ?

Je me demande souvent ce que voient les gens normaux.

Ô rage, ô désespoir.

Rideau.

Je n’ai jamais vraiment aimé le théâtre. A mon sens, cela se résume à peu : des gens qui se déguisent, se maquillent, et exagèrent. Tout et tout le temps.

Ils parlent fort, font de grands gestes, rigolent et pleurent. Ils gesticulent sur scène, parfois tournés vers un public dont ils espèrent secrètement la reconnaissance, parfois tournés vers d’autres acteurs auprès desquels ils semblent chercher un quelconque soutien, un simulacre de réconfort…

Mendiant des applaudissements, quémandant de l’intérêt… je ne vois sur ces planches inutiles que des gens perdus, cherchant dans les histoires qu’ils jouent à fuir une réalité qui les rattrapera fatalement.

Tentatives vaines et futiles de faire rire un parterre de gens blasés venus échapper au quotidien morne et routinier pendant quelques heures. Bribes d’émotions sur fond de répétitions…

N’est-ce pas finalement pour cette simple raison que je n’aime pas le sixième art ? Parce que c’est faux. Et que ce faux assumé ne fait finalement que me rappeler douloureusement que le vrai ne l’est pas tant, et que chaque matin, mon rideau se lève.

Costume de travail, sourire de comédien, et me voilà en route pour l’acte 1. Dialogues de sourds, monologues intérieurs, absurdité exacerbée… Tout y est finalement. Les personnages qui se font entendre en parlant plus fort que leurs voisins, les situations stériles qui ne feront jamais changer le monde… Et moi au milieu, qui regarde ce petit manège tourner en me donnant mal à la tête.

Puis chacun narre son acte 2 : afterwork en ville, dîners au restaurant, soirées bruyantes entre amis qui ne le sont pas moins… A croire que les activités n’ont pour but que de prouver aux gens qui nous entourent que nous existons nous aussi.

Comme au théâtre… Finalement je veux juste partir car je n’aime pas. Ca ne me divertit pas, et au contraire ça m’angoisse. Apologie de la fausseté sur fond d’hypocrisie. La vie est un mensonge surjoué, savamment découpée en scènes inutiles.

J’ai trouvé. Je n’aime pas le théâtre car je n’aime pas le faux.

Alors maintenant, et si on vivait, plutôt que de jouer à vivre ?

Rideau.

Spirale.

Aujourd’hui, je tourne en rond.

Pas que je m’ennuie particulièrement… J’ai un boulot, des trucs à faire, et des idées toutes les 3 secondes. Je veux écrire, lire, parler, aimer, écouter, imaginer, rêver… Et aujourd’hui je n’y arrive pas.

Il n’y a pas de raisons à ça. Ce matin je me suis levé comme tous les autres jours : arraché du lit par mon réveil. Je l’ai regardée, je me suis habillé, et je suis parti. Et puis rien. Assis sur une chaise, des gens autour de moi… Et mon esprit passe de tête en tête en se demandant si tout le monde est sérieusement débordant d’entrain, ou si comme moi chacun est un peu perdu derrière son bureau, se demandant si nous ne cherchons pas simplement à être débordés de travail pour oublier qu’on ne sait pas vraiment ce qu’on fait là.

Alors je m’arrête deux minutes, je me rappelle des infos vues sur Twitter durant la matinée… Chomâge, misère, difficultés… Puis je me dis que finalement moi ça va. Je ne me plains pas particulièrement de quoi que ce soit… Et pour autant aujourd’hui je ne souris pas.

Généralement, c’est à ce moment que mon cerveau décide que pour pimenter la journée, et faute de trucs sympas auxquels penser, ce serait plutôt sympa d’avoir peur. Peur de tout, de rien. Peur des gens autour, peur des gens que je ne connais même pas. Peur que tout ça n’ait pas de sens.

Suis-je le seul ? Le monde qui m’entoure ne semble pas se soucier du temps qui passe, du monde qui s’émiette, des gens qui crèvent, des animaux qu’on exploite… Comme si tout cela était logique, normal. Est-ce que personne ne se dit une fois de temps en temps qu’un adulte c’est juste un enfant à qui on a dit de fermer sa gueule, et qui ne sait pas pour combien de temps il est puni ?

Puis c’est là, à ce moment, que je tourne en rond. Une jolie spirale de négativité, bien comme il faut. Celle qui fait que tes peurs te font peur, que ton incapacité à en sortir te dégoûte, que ton dégoût t’énerve, et que ta colère te fait peur. Puis on tourne, encore une fois.

Dans le fond, c’est pas grave. Demain, tout ira mieux, et j’aurai oublié aujourd’hui. N’empêche, aujourd’hui c’est maintenant, et pour l’instant j’ai peur de demain.

C’est drôle la vie… On court super vite pour être grand, puis quand on l’est on se dit que c’était pas si mal d’être petit… Et comme on est jaloux et triste, on fustige les rares d’entre nous qui ont su préserver leur âme. C’est plus facile que de faire des efforts  il paraît.

Aujourd’hui, je tourne en rond. Mais promis, demain je courrai tout droit.

Spirale.

Un singe et une machine à écrire.

Ô qu’il est amusant parfois de s’asseoir, arrêter toute activité, et regarder tourner le monde.

Prendre ne serait-ce qu’un soupçon de recul sur cette belle société aux rouages huilés avec soin, et observer (non sans une touche de sarcasme et d’ironie) la magnificence de cette fourmilière de stupidité.

A l’instar de sa conjointe animale, notre botte de terre grouille de ses habitants tous affairés à diverses tâches, courant à droite, clopinant à gauche… Chacun semblant, au premier regard, savoir précisément ce qu’il fait, ainsi que pourquoi. Les optimistes y rajouteraient d’ailleurs que cela est entièrement dans le but de servir l’ensemble ; la communauté.

Mais une légère différence semble émerger, tout du moins à mes yeux : n’aurions nous pas en guise de monde une usine géante de singes armés de leur machine à écrire, plutôt qu’une fourmilière disciplinée et ordonnée ?

Il plaît certainement à l’Homme, précédé de sa majuscule qui lui est chère, d’imaginer le contrôle qu’il pense avoir sur sa planète, ses semblables, et ses subordonnés ; qui bien souvent se confondent, il faut l’avouer. Tout comme il lui est sans aucun doute agréable d’exposer le savoir dont il prétend disposer.

Et c’est là qu’est l’os, hélas. Je ne prétends pas me faire observateur de l’humanité, et m’amuse simplement de ce qui traîne à portée de mes yeux : entre médecins aux diagnostics opposés, scientifiques aux théories certifiées tant qu’elles ne sont réfutées, politiciens aux discours accrocheurs bien que conscients d’ignorer ne serait-ce que les bribes d’une solution aux problèmes de ce monde… Mais ce n’est pas tout : religieux fanatiques prêchant à qui voudra l’entendre que le salut est dans leurs mots, directeurs incompétents hissés à leurs postes à la force de l’incompréhension du domaine qu’ils dirigent, forces de l’ordre manipulées qui pensent justice sans en connaître le sens…

Il m’arrive alors d’imaginer le monde évoluant bon gré mal gré selon une suite d’actions incertaines menées par des gens qui ne le sont pas moins. Une société ballotée d’un extrême à l’autre : d’un message de tolérance à une action discriminante ; d’un geste de paix à un coup dans la nuque…

N’y verrions-nous pas alors émerger ce magnifique paradoxe du singe savant ? Cette ère d’idiotie globalisée que nous traversons ne serait-elle finalement pas que la résultante d’une infinité d’actions relativement hasardeuses, menées par une majorité qui cherche au travers de ses décisions à donner un sens à une vie qui s’échappe ?

Vient alors le temps des conclusions : le verre à moitié plein voudrait que, à l’image du théorème auquel fait référence le titre de cet article, naisse de ce joyeux chaos un Hamlet sociétal ; sorte d’idéal de beauté ou de génie de maîtrise… Tandis qu’un soupçon de pessimisme me souffle à l’oreille que cette cohue indomptable ne court finalement qu’après sa propre perte, qu’elle juge simplement, bien qu’à tort, comme impossible.

Loin de moi l’idée de faire ici une ode à la dictature du sens et de la raison. Je n’aimerais sans doute pas d’un monde où tout est maîtrisé, sous contrôle… Je m’amuse toutefois de l’incohérence et du déni, et, non sans une pointe de tristesse, de l’hypocrisie générale d’hommes convaincus du contrôle qu’ils n’ont finalement pas sur leur propre domaine.

Robinson de ce monde ? Enfermé au beau milieu de la caverne de Platon ? Aveuglé par une éducation elle aussi hasardeuse ? Je ne sais pour quelle raison notre société m’apparaît comme aussi inconsistante… Mais finalement, la vérité, au delà d’être dans le vin, ne serait-elle pas davantage dans les questions que dans les réponses ?

Un singe et une machine à écrire.

Tourbillon.

Y’a des jours où je me perds.

Je me lève le matin, vivant, une pleine journée à venir ; je regarde devant moi, et je vois une multitude de chemins.

Il paraît qu’on est plus de 7 ou 8 milliards à habiter sur cette boule bleue qui flotte dans du rien. Et pour autant, il doit bien y avoir des dizaines de milliards de vies. Loin de moi l’idée de vous noyer dans des chiffres ou d’intéressants calculs, mais n’avez-vous jamais entendu au détour d’une conversation quelqu’un évoquer sa « vie professionelle » ? Ou sa « vie de famille » ? Les plus jeunes d’entre nous pesterons à la mention de leur « vie scolaire » ; il me semble que c’est d’ailleurs une formulation presque usuelle pour certains cours de pseudo-éducation sociale au collège…

Cela fait peu, me direz-vous… Ce à quoi je rétorquerai que nous avons finalement bien plus de vies que cela… Une par activité, une par groupe d’amis, une par diner de famille…

Entre votre vous du travail, docile et discipliné, obéissant aux ordres et subissant la pression quotidienne… Votre vous à la maison, aimant (du moins je l’espère pour vous), passionné, et un tantinet pantouflard… Votre vous sportif, dans un club quelconque ; votre vous musicien dans la fanfare du village ; votre vous orc dans votre jeu vidéo préféré ; votre vous amusant dans vos repas entre amis ; votre vous attentionné lors des repas de famille ; votre vous détestable dans d’autres repas de famille.

Et tout cela sans compter les autres vous. Ceux qui se cachent tapis dans les recoins de vos cervaux. Ceux qui rêvent, ceux qui cauchemardent. Ceux qui dépriment, ceux qui espèrent. Tous ces vous en devenir, ces vous à l’agonie.

Puis viennent tous les vous qu’on attend. L’image que se font de vous vos amis, vos familles, vos parents, vos enfants… Toutes ces personnes que l’on aimerait que vous soyez mais qui ne sont pas vous. Toutes ces facettes que certains croient connaître mais qui n’ont jamais existé et n’existeront sans doute jamais…

Vous vous êtes sans doute confrontés à eux, à vous, des centaines de fois… « Je ne te savais pas comme ça », « d’habitude tu fais ceci », « je te connais, ça ne te ressemble pas »… Ô combien ces phrases semblent emplies d’une banalité sans précédent ? Ô combien sont-elles destructrices et inappropriées…

Alors il y a des jours où je me perds. Je me lève le matin et je ne sais plus quelle vie enfiler. Au croisement des genres, là où certains collègues deviennent amis, là où certaines passions deviennent travail… Lorsque les rêves deviennent réalité ou que les cauchemars se réveillent…

Ces matins là, je me demande vers où marcher. Entre cette « vie sociale » préfabriquée, toute lustrée et polie, que l’on nous vend en tête de gondole de chaque supermarché : « consomme et tu seras »… Entre cette « vie professionnelle » acharnée où l’on tente de te faire croire que concession rime avec reconnaissance…

Il y a des jours comme ça, où à force d’être l’un et l’autre, tout le monde et personne à la fois, je finis par me demander qui je suis vraiment. Laquelle de ces vies est finalement la mienne ? Est-ce que cela importe, finalement ?

Au final, qui voudrais-je être ?

Tourbillon.

Rebelle.

Il y a quelques jours, je m’interrogeais sur la rébellion, la révolution, l’anti-conformisme.

Qui ? Quand ? Pourquoi ? Comment ?

Loin d’être historien, et sans doute trop fainénant pour faire des recherches précises sur l’histoire des rebelles parmi les âges, les premiers exemples me venant en tête sont ces quelques noms qui font partie de ma culture : Gandhi, Martin Luther King, bien entendu, mais également Capitaine Paul Watson, ou encore John Lennon, Keny Arkana, Renaud, TRUST, Bob Marley, FAUVE, et même ce mec connu sans l’être qui s’est dressé devant un char d’assaut avec ses sacs à la main… Des Banksy aux inconnus, une seule question : comment ont-ils ouvert les yeux ?

A y réfléchir, j’ai l’impression que chaque époque a eu son lot de révolutionnaires, de rebelles… Comme si jusqu’alors, l’humanité avait toujours inspiré un sentiment de pas normal, de pas égal…

En y repensant, pas très difficile d’être dégouté de ce monde : entre la famine, la pollution, les guerres, la culture de masse, l’épuisement des terres, l’endoctrinement des masses, et ces quelques tyrans profitant des faiblesses d’une société pour satisfaire leur bien être personnel… A quel moment serait-il possible de vouloir faire partie de ce système pourri jusqu’à la moëlle ? Les questions fusent alors : les humains seraient-ils la cause de cette société gangrénée, ou leur humanité elle même serait-elle responsable, exprimant simplement sa nature destructrice au travers d’un système organisé catalysant l’essence humaine ?

Alors qui sont ces rebelles, ces modèles d’humanité se levant devant l’ignominie de notre monde ? Cancers d’une nature perdue d’avance, ou au contraire, et comme j’aime à le penser, réminiscences d’espoir d’une espèce endoctrinée à sa propre destruction ?

Beaucoup de questions sur fond de rage et de colère envers un monde abject, caché derrière une pseudo organisation politique se jouant des besoins du peuple pour satisfaire les envies d’un groupuscule inhumain.

Je ne prétends pas amener de réponses à quoi que ce soit… Mais peut-être que si les questions naissaient dans tous les esprits, alors les actes s’imposeraient ?

Rebelle.

Une question au poil !

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je reviens pour une remise en question sur un sujet qui me trotte depuis pas mal de temps maintenant…
En temps que nana, j’ai remarqué que j’avais pas mal de « contraintes » dans ma vie, de « codes » auxquels il est difficile de se soustraire. J’ai remarqué qu’en réalité, il était très difficile encore pour une femme de sortir des clichés et surtout du moule dans lequel nous sommes mises depuis longtemps. Et ce pour tous ces petits détails (qui finalement n’en sont pas) du quotidien…
Au delà du maquillage, de la pilule, des enfants, et tous ces sujets sur lesquels je reviendrai séparément, il y en a un qui fait l’objet de beaucoup de questions chez moi.
Le sujet d’aujourd’hui sera donc des plus glamour : il s’agit de nos amis (ou plutôt ennemis) : les poils. Sympathique non ?
Alors oui les poils, mais pas n’importe lesquels : ceux des femmes. Car oui, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, une femme a elle aussi des poils.
Mais comment m’est venue cette question me direz vous ? Tout simplement un soir alors que je devais aller au sport : je me suis rendue compte comme 99.9% des femmes que j’avais une repousse sur les jambes et sous les bras et qu’il fallait que je le fasse. La question fut simple : « encore, ça me fait chier de le faire, j’ai pas un maillot à manche ?  » et puis « mais au fait pourquoi je dois le faire ? »
C’est vrai : souffrant comme toutes les femmes, d’irritations, de douleurs, de poils incarnés, de peau sèche comme un serpent du aux 15 ans d’épilations consécutives, j’en ai eu marre. Je voulais faire une pause, puis je me suis dis: bon, moi perso, ça me dérange pas. Comme beaucoup en hiver je m’épile rarement, merci pantalons, collants et leggings opaques. Mais du fait pourquoi est-ce que je devrais le faire par exemple ici pour aller au sport ? Deux réponses me sont venues instantanément :

  • la première, ça ne se fait pas, je vais avoir honte de montrer des aisselles ou des jambes velues. Parce que oui je suis brune…et oui mon ami je ne fais pas les choses à moitié !
  • la deuxième, c’est horrible, affreux et pas du tout féminin.

C’est de la que je suis partie : pourquoi cette guerre aux poils ? Laissez moi donc vous donner quelques éléments de réponse et quelques résultats des recherches que j’ai fait sur la question.

0ef3155d-7f02-4a40-bceb-09677491e7e6.jpg_resized_-photo Ben Hopper, Natural beauty

Les poils quésaco ?
Parlons clairement… Les poils chez la femme et chez l’homme : quand apparaissent ils ? A la puberté, ils sont la pour signifier que l’enfant est en train d’acquérir son organisme et son corps d’adulte. Qu’il est en train d’arriver à sa maturité sexuelle. Celle-ci est complète lorsque tous les poils sont installés, et pour les femmes que les seins ont poussé (je l’avoue il m’a manqué la dernière étape mais soit…).
Donc les poils, c’est la maturité, le signe que l’on n’est plus enfant, ni adolescent.
C’est la que l’on entre dans ma partie préférée, le glauque. Pourquoi donc les femmes doivent elles alors supprimer tous ces poils, qui comme les hommes (qui eux les gardent), signifient qu’elles sont adultes ? Est ce une déviance pseudo pédophile que d’aimer des femmes ressemblant à des adolescentes ? Est ce réellement sain de vouloir des femmes glabres comme des enfants ? (je plaisante, enfin, un peu…)


C’est moche, et pas féminin !
Ah oui, oui… Donc de base nous sommes moches et nous ne sommes pas des femmes….? Et bien si, si nous suivons cette logique, nous ne sommes pas des femmes parce que nous en avons NATURELLEMENT ! Pour les jeunes hommes nés après 88, et qui n’ont probablement jamais vu de VRAIE FEMME NATURELLE, oui elles sont velues sous les aisselles, les jambes, le pubis, et pour pas mal aussi sur le ventre, les fesses et la moustache (vous savez ce petit duvet qu’on s’acharne à éradiquer dans la douleur quand nous sommes brunes).
Mais revenons au « c’est moche » ou encore au « ça fait bonhomme » : merci mais non merci, ça ne fait pas bonhomme mais mature, adulte. Du fait je me suis demandée comment nous pouvions être aussi bornés et obsédés par les corps glabres et comment avons nous réussi à entrer dans l’inconscient collectif qu’une femme était lisse comme le marbre ?

Une histoire de culture.
L’épilation a certes été accentuée par la pornographie mais elle n’en est pas la source. Dans la Grèce Antique les femmes avaient déjà recourt à l’épilation. Et cela a ensuite été perpétué à travers les âges. Globalement les femmes épilées étaient les femmes « propres », qui prenaient soin d’elles. Mais pas partout ! Aujourd’hui encore dans certaines cultures, comme en Afrique, certains  pays nordiques ou encore dans certaines régions d’Inde, les femmes ne pratiquent pas l’épilation, ni le rasage des poils. Car il est au contraire de nous, valorisé. Une femme avec des poils est une jolie femme qui est courtisée. Questions de culture et de point de vue. Souvenez vous de Frida Kahlo, de son mono sourcil et de son duvet hallucinant. Combien d’entre nous se sont foutus ouvertement d’elle ? Pourtant la liste de ses amants et amantes est plus longue que mon bras…

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Le poil, c’est politique !
(rires)
Si si, je vous assure. Moi aussi j’ai ri en voyant cela au cours de mes recherches, puis après j’ai arrêté. L’épilation de la femme est insidieuse et vicieuse, elle est le résultat de la pression patriarcale de nos sociétés. Quasi 100% des femmes des sociétés qui s’occidentalisent n’ont pas le choix. Parce que le corps de la femme est instrumentalisé : la femme parfaite est diffusée dans les magazines et la publicité comme de la propagande. « Belle, pas trop foncée, ni trop claire, grande, mince, élancée, avec une poitrine généreuse, sans cellulite, sans impuretés, maquillée et pour finir glabre, lisse, comme… une poupée ». La femme est totalement déshumanisée, modifiée. Pour le bonheur de la plupart de ces messieurs. Et la tragédie, la chute de cette histoire, est que la femme elle même est d’accord avec ces principes qu’on lui matraque depuis toujours.
Mais donc c’est bien beau tout ça mais si tu veux avoir tes poils, fais les pousser et basta, où est le problème ? Et bien justement, il est la le problème. C’est qu’il ne s’agit pas de juste laisser pousser ses poils et d’être tranquille. Combien d’entre vous si elles le faisaient garderait leur petit ami ? Ou petite amie ? Combien se feraient regarder de travers dans la rue ? Se feraient moquer ? Parce que oui, on le fait pour les autres. Et les autres ne sont pas disposés à vous laisser faire ce que vous voulez.
Dans certains recueils de philosophie et d’études des cultures, on nous explique que la pilosité féminine était perçue comme une menace par la gente masculine. Pourquoi ? Pour sa signification. Laisser ses poils à une femme c’est la laisser s’affirmer, comme l’homme : la laisser avoir le choix, une voix. Elle peut se revendiquer. Et le fait de la contraindre, sans que ça ne soit vraiment le cas tant le matraquage est bien fait, de se raser est une forme invisible de soumission, un contrôle sournois du corps de la femme, afin que celle ci reste à sa place, inférieure et infantile. En lui répétant que elle non, elle n’a pas le droit à la revendication.

C’est de la pure soumission…
Oui de la soumission aux dictats et aux envies masculines, soutenue et propagée par les femmes elles mêmes. C’est une pratique sexiste : « les hommes ont des poils » et « les femmes ne doivent pas en avoir ». Voilà. En effet on est bien là. Mais c’est tout ? Pas de raisons valables ? Ah oui je vois… Et personne n’a jamais rien dit ? Ah d’accord…
Aussi c’est une soumission à la norme et un acte délibérément dicté. Si vous me dites le contraire, que chacune est libre et fait ce qu’elle veut alors il y aurait donc plus de femmes non épilées, qu’épilées… Vous en conviendrez. Hors ce n’est pas le cas, ce qui vient confirmer que cet acte résulte du conditionnement de la femme. Et pour finir c’est de la standardisation… Oui il n’y a la plus de place pour la nature, ni la différence. Quelle ironie que le symbole de la femme libre et libérée soit en réalité une femme uniformisée incapable de recracher la merde sexiste et conformiste qu’on lui jette entre les dents. Ou le corps est instrumentalisé, aseptisé pour être socialement accepté. 

Manque de confiance.
L’épilation, tend à rendre malheureuse la femme qui tous les jours sait qu’elle doit passer par la phase « transformation » pour être acceptée par ses pairs. Car naturelle, avec poils, grosse, ronde, mince, petite, grande, noire, rouge, et ce que voulez, n’est pas acceptable. Il faut répondre à un idéal sinon c’est la risée, et le rejet. Sérieusement ? Pour une apparence ? Imaginez ce qui se passe dans la tête des femmes et des jeunes filles qui toute leur vie vont devoir se lancer dans un combat perpétuel contre leur corps et contre le naturel. Sous prétexte que la nature ne les aurait pas bien faites ? Sous prétexte qu’elles sont moches comme elles sont ? Ah tiens j’ai comme envie de vomir soudainement…

Ben-Hoffer-3-photo Ben Hopper, Natural beauty

En plus la santé en prend un coup…
La mesdames, j’en appelle à votre bonne foi… Qui n’a jamais souffert de s’épiler ? Qui passe un agréable moment à s’arracher tous les poils du corps ? Qui n’a jamais eu de brûlures ? D’irritations ? Parce que oui s’épiler grand Dieu que ça fait mal et merci les boutons, rougeurs et autres saloperies. En plus de ces lots quotidiens, l’épilation provoque pas mal de désagréments pouvant tourner au vinaigre :
Par exemple pour les aisselles, l’absence de poils favorise la pénétration dans la peau de tous les agents chimiques de vos déodorants et crèmes. Ceci étant favorisé par les micros lésions laissées par l’épilation.
Vous devez connaitre Madame Mycose ? Bon et bien inutile de vous faire un dessin. Pas de poils et c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres !
L’épilation est pour ceux/celles qui ne savent pas une mutilation (non le terme n’est pas trop fort); « Le terme mutilation désigne également l’action de mutiler, c’est-à-dire, amputer avec violence ou détruire/dégrader partiellement une partie du corps« ; qui cause une perte de sensibilité contrairement à ce que l’on pense, l’acte en lui même provoque pour chaque poil une micro lésion, car on extrait le bulbe de la peau. Et c’est là qu’on fait le lien avec la prochaine partie !

Prochaine partie. (Et en plus elle est drôle)
Les poils ont une utilité et ne sont pas sales.
 1.Régulation de la transpiration (oui, si vous sentez, poils ou pas poils, c’est que vous êtes sales et la solution à cela c’est une douche), pour le reste si même propre vous sentez ce n’est pas la faute de vos poils mais de vos bactéries, c’est à dire de ce que vous mangez et de votre hygiène de vie, tout vient de l’intérieur, si vous mangez gras etc, vous sentirez le poney frit.
2.Les poils ont est terminaisons nerveuses ce qui nous permet de sentir ou de prévenir un contact (la je sens que je vais vous intéresser). Donc ça peut être sentir un choc, sentir le vent, les câlins. Ah mais c’est que c’est pas mal tout ça…
3.Régulation de la température de notre corps, sans vos poils qui recouvrent tout de même tout votre corps excepté la plante des pieds et la paume des mains, vous ne pouvez correctement vous réguler.
4.Ils sont une barrière naturelle contre les infections, notamment ceux du pubis, ils protègent de toute irritation que ce soit bactéries ou frottements dûs aux rapport sexuels. Car oui la toison de monsieur sur une peau imberbe et parfaitement épilée ça irrite.
5.Enfin la meilleure fonction pour pas mal c’est que les poils et bien sont vos principaux émetteurs d’hormones et de phéromones ! Ce qui veut dire que sans, et bien vos phéromones et vos hormones ne peuvent circuler. Vous ne pouvez donc pas transmettre de message à ceux qui vous entourent, votre odeur ne pourra pas les marquer et aucun jeu naturel ne pourra s’instaurer si il s’agit d’une interaction amoureuse. Mais pour nous pauvres humains occidentaux c’est un univers bien loin de nos corps aseptisés et parfumés chimiquement. Alors que naturellement le corps fait déjà le job et en mieux !

Ensuite pour ce qui est du « c’est crade », ah oui, donc tous les hommes sont sales ? Utile de continuer ?
Dans l’esprit collectif les poils sur les femmes sont apparentés à une hygiène minimaliste et douteuse, ainsi qu’à un manque de soins. Oui la femme poilue serait négligée. Vu comme ça je cherche encore le lien entre les deux. Nos cheveux aussi finissent par être sales, si jamais on veut vraiment en venir là, pourtant on ne se les rase pas tous sous prétexte que ça fait négligé…

natural-beauty-armpit-model-photos-ben-hopper-2-photo Ben Hopper, Natural beauty

Faites ce que vous voulez !
Tout cela pour dire que la question a le mérite de susciter la réflexion. Et que j’espère que ces quelques éléments vous auront permis de voir les choses sous un autre angle, que vous vous épiliez ou pas. Chacun devrait être libre de faire ce qui lui chante certes, mais avant tout nous devrions avoir le droit d’être nous mêmes et acceptés comme la nature nous a fait !

Quelques liens d’articles et de témoignages sur le sujet !

https://marieturenne.wordpress.com/2014/08/13/un-point-sur-la-pilosite-feminine/

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1388138-je-ne-m-epile-plus-depuis-4-ans-c-est-une-liberation-ma-demarche-est-feministe.html

http://antigonexxi.com/2012/07/04/jamais-sans-mon-poil/

http://unkolibri.com/2015/02/03/parlons-poils/

Une question au poil !